Et si le temps ne suffisait pas à apaiser ton deuil ?
Tourner en rond ou choisir de se libérer
- Tu te répètes que ça finira par passer ;
- Tu glisses tes blessures sous le tapis, persuadé·e que le temps fera le travail ;
- Mais plus tu les tais, plus elles pèsent… et plus quelque chose se fissure en toi.
Quand on met nos épreuves sous le tapis
Nous traversons tous, un jour ou l’autre, une épreuve qui secoue. Un deuil. Une rupture. La perte d’un emploi. Un conflit. Une transition de vie. Une faillite ou autre. Par réflexe de survie, on se dit : « Je dois avancer, ça va aller. » Alors on enfile notre masque, on serre les dents et on continue, comme si de rien n’était.
Je l’ai fait moi aussi.
À un moment charnière de ma vie professionnelle, j’ai reçu une évaluation de rendement profondément dégradante. Ce qui m’a été dit, la manière dont cela m’a été présenté… tout a heurté ma confiance. Ça a ébranlé ma valeur, profondément. Ça a nourri une peur sourde « Et si je n’étais plus à la hauteur ? »
Devant les autres, j’ai continué. J’ai fonctionné. J’ai fait mon possible. Et après plusieurs semaines, j’ai même réussi à me remettre suffisamment sur pied pour avancer. Du moins, en surface.
Mais avec le recul, je le vois maintenant très clairement, je n’avais pas vraiment réussi à me remettre sur pied. J’avais placé cette blessure sous le tapis, croyant que le fait de ne plus y penser signifiait qu’elle était réglée. Parce que je m’étais retrouvée seule avec ça. Parce qu’à cette époque, je ne savais pas comment parler de ce que je vivais. Je ne savais pas encore comment m’offrir de la bienveillance, de l’écoute, de la douceur.
Puis est arrivé le moment où j’ai choisi de quitter mon emploi, faute de soutien de mon employeur. Ce départ, je l’ai fait avec le soutien indéfectible de mon mari et je lui en suis encore profondément reconnaissante. Mais à l’intérieur… je vivais une tempête. Et encore une fois, je la vivais seule. Pas parce que personne ne m’aimait. Mais bien parce que, par réflexe, je gardais tout en dedans. Je portais la tristesse, l’injustice, les doutes… en silence.
Les impacts invisibles
Ce silence que je m’imposais, cette solitude émotionnelle, ont laissé des traces profondes, parfois discrètes, mais bien réelles. Une fatigue tenace s’est installée jumelée avec des nuits d’insomnie. Ma confiance, elle, s’effritait à mesure que les jours passaient. Je remettais en doute mes choix, mes capacités, mon avenir. Par moments, je me sentais à fleur de peau, comme si tout me heurtait plus qu’avant. Des tensions physiques se sont aussi manifestées telles que des douleurs dans le dos, dans les épaules. Mon corps portait ce que je ne disais pas.
Je me sentais moins vivante, moins connectée à moi, comme si un voile s’était posé entre ce que je vivais et ce que je montrais. J’avais beau être entourée, je me sentais seule. Et pour continuer à fonctionner, je compensais en travaillant trop, en m’occupant constamment, en évitant de ralentir. À l’intérieur, c’était le chaos. Mais à l’extérieur, je donnais l’image d’une femme forte, qui tient bon.
Le moment-clé – Oser s’arrêter
Le jour où j’ai commencé à écouter ce que je ressentais vraiment, sans fuir, sans me juger. Un espace s’est ouvert. J’ai compris que je n’avais pas besoin d’être forte tout le temps. Que je pouvais être humaine. Et que c’est précisément en me déposant dans ma vulnérabilité que j’ai pu commencer à me relever, autrement.
Quand on ose traverser, on renaît autrement
Traverser une épreuve consciemment, c’est cesser de se trahir.
C’est faire de l’espace pour respirer à nouveau.
C’est ouvrir une porte que l’on gardait fermée par peur que tout s’écroule, alors qu’en réalité, c’est là que tout peut se reconstruire.
Quand on ose aller à la rencontre de ce qu’on porte, on ressent une légèreté nouvelle, même si les circonstances extérieures ne changent pas. On retrouve de l’espace en soi, une capacité à sentir, à réfléchir, à s’ancrer. On se reconnecte à nos besoins profonds, à nos désirs longtemps tus. On n’avance plus pour performer ou plaire, mais pour se respecter et se choisir. Et peu à peu, on s’ouvre à l’idée qu’on peut demander de l’aide, qu’on n’a pas à tout porter seul·e. Ce chemin d’authenticité nous ramène à notre propre lumière. Une lumière qu’on croyait éteinte, mais qui n’attendait que notre présence.
5 gestes simples pour commencer à te libérer
Tu n’as pas besoin de transformer ta vie en un jour. Mais tu peux, dès maintenant, poser de petits gestes qui t’invitent à revenir doucement vers toi.
- La première chose que je t’invite à faire, c’est nommer ce que tu ressens, pour toi d’abord. Pas besoin d’en faire un roman. Quelques lignes dans un cahier, un message vocal sur ton téléphone, un soupir déposé quelque part. Juste ça. Nommer, c’est déjà soulager. Parce que tant qu’on ne le dit pas, ce qu’on porte pèse plus lourd qu’on ne le pense.
- Ensuite, choisis un témoin bienveillant. Quelqu’un qui saura simplement être là. Pas pour t’expliquer, pas pour te conseiller, mais pour t’écouter. En silence. Avec le cœur ouvert. Parler à quelqu’un qui est là pour t’offrir son écoute et sa présence, c’est te permettre de te sentir pleinement accueilli·e dans ce que tu vis.
- Puis, fais bouger ton corps. Même doucement. Même un peu. Va marcher dans ton quartier. Étire-toi en respirant. Danse, si l’élan est là ou simplement balance-toi doucement au rythme de ton souffle. Le mouvement aide à faire circuler ce qui est figé à l’intérieur. Il invite à sortir de la tête pour revenir dans le corps.
- Tu peux aussi créer un rituel symbolique pour honorer ce que tu traverses. Ce n’a pas besoin d’être grandiose. Allumer une chandelle, écrire une lettre que tu n’enverras jamais, marcher en silence dans la nature en posant une intention… ce sont des gestes simples, mais profonds. Le symbolique donne du sens et le sens nous ramène à la vie.
- Et enfin, n’oublie pas de t’offrir de la douceur, chaque jour, même juste un instant. Ce n’est pas un luxe, c’est un besoin. Un thé chaud savouré lentement, une couverture dans laquelle tu t’enveloppes, une pause pour respirer en silence, un sourire offert à ton reflet dans le miroir. Ces petites attentions sont des actes d’amour. Des soins pour ton âme.
Tu n’as rien à prouver. Tu n’as qu’à t’accueillir, un pas à la fois. Et déjà, tu verras… quelque chose en toi recommencera à respirer.
Et si tu ne traversais pas tout ça seul·e ?
Si tu sens que tu portes un poids similaire, que tu t’es mis à l’écart de toi-même pour ne pas déranger, que tu vis en silence ce que personne ne soupçonne… je suis là.
Je t’offre un café connexion, un moment tout en douceur pour déposer ce que tu vis, reconnecter à ce qui t’habite et poser ensemble les premiers pas vers plus de clarté et de légèreté.
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Tu n’es pas obligé·e de tout porter seul·e.
Tu as le droit de faire une pause.
Tu as le droit de guérir.
Et tu as le droit de renaître, à ton rythme.
Je t’invite à visiter ma page à propos pour écouter le podcast que j’ai enregistré avec Karine Champagne qui est très évocateur pour ce genre de traversée.
Chaleureusement
Claudine
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