T’es pas tanné.e d’attendre ?
5 raisons d’oser enfin t’offrir un accompagnement dans ton deuil ou tes épreuves
Il y a ces deuils qu’on ne nomme pas. Ces épreuves qu’on garde pour soi, en espérant qu’avec le temps, ça passera. Peut-être que toi aussi, tu vis ce moment où tu hésites à t’offrir un accompagnement du deuil…, où tu te dis : « Ce n’est pas si grave… je peux bien attendre encore un peu… » Mais pendant que tu attends, l’inconfort, lui, continue de s’installer. Il prend doucement place au cœur de ta poitrine, il alourdit tes pensées, il te freine dans tes actions. Et sans t’en rendre compte, c’est ta vie qui se met sur pause.
J’ai entendu cette phrase tant de fois : « Oui Claudine, ton accompagnement m’intéresse… mais ce n’est pas le bon moment. » On me parle d’argent, de projets à finir, d’emploi du temps trop chargé. Je comprends. Je l’ai fait moi-même. J’ai déjà utilisé ces mêmes raisons. Mais ce que je sais aujourd’hui, c’est que derrière ces raisons se cache souvent quelque chose de plus profond : la peur.
Peur de voir, peur de ressentir, peur de se dévoiler
La peur de découvrir des vérités dérangeantes. La peur de vivre des émotions trop vives ou trop intenses. La peur d’être submergé.e et de ne plus pouvoir reprendre le contrôle. La peur de se dévoiler, même à soi-même. C’est un peu comme un saut en parachute : le plus difficile, ce n’est pas le saut. C’est de quitter l’avion. Combien de fois nous retirons-nous avant même de nous rendre sur place, d’enfiler notre habit de vol et de monter à bord ? Souvent, rien qu’à y penser, la peur nous prend au ventre et nous fait reculer.
Dans la vie, c’est pareil. On reporte l’accompagnement, la démarche, le premier rendez-vous. On attend un moment idéal qui ne vient jamais. Mais plus on attend, plus l’inconfort s’installe et plus il devient difficile d’avancer.
Ce que j’ai vécu moi-même
J’ai moi aussi vécu ces hésitations, ces longues attentes silencieuses. Je sais ce que c’est que de mettre sous le tapis un deuil invisible, en espérant que le temps arrange tout. Je l’ai fait avec le décès de mon père. Il m’a fallu 33 ans avant d’oser plonger dans ce deuil, pour aller à la rencontre de cette perte restée enfouie, figée quelque part entre mes silences, mes non-dits et les obligations du quotidien. J’ai repris la vie trop vite, comme on me l’avait appris. Mais à l’intérieur, quelque chose restait en suspens. Et ce n’est que lorsque j’ai accepté d’ouvrir cet espace, de m’y déposer avec honnêteté, que j’ai pu libérer un poids immense et retrouver une paix nouvelle. Ce n’était pas un effondrement, mais une libération.
Depuis, chaque fois que j’ose affronter une part de moi que je repousse, chaque fois que je fais ce premier pas difficile vers un accompagnement du deuil, je récolte des fruits inattendus. Je retrouve de la légèreté, de la liberté, de la joie et une lumière nouvelle à l’intérieur. Ce n’est jamais facile. Mais c’est toujours libérateur.
Je parle plus en profondeur de cette phase de résistance dans l’article qui traite du choc.
Pourquoi l’accompagnement du deuil change tout
Tu n’as pas besoin d’affronter tes parts d’ombre seul.e. Bien accompagné.e, tu peux traverser tes épreuves avec plus de douceur, de sécurité et de clarté. Plus tu t’autorises à aller visiter ces zones sensibles, plus tu découvres qu’elles ne sont pas des monstres mais des messages. Et au lieu de te submerger, elles te conduisent vers plus de légèreté, de liberté et de joie renouvelée.
C’est ce que je vois chaque jour dans mes accompagnements. Des personnes qui reportaient depuis des mois, parfois des années, et qui, une fois engagées dans le processus, me disent : « Pourquoi je ne l’ai pas fait avant ? » Parce qu’elles se sentent enfin respirer. Parce qu’elles se sentent soutenues. Parce qu’elles comprennent qu’elles ne sont pas seules.
Voici un article qui peut t’aider à avancer sereinement dans ton deuil
Oser faire le premier pas – 5 pistes pour t’y aider
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Nommer ta peur : Mets des mots sur ce qui te retient. Est-ce la peur du jugement, de l’intensité, du coût, de l’inconfort ? Nommer, c’est déjà commencer à apprivoiser.
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Choisir ton espace : Trouve une personne ou un cadre bienveillant, sécuritaire, où tu peux déposer ce que tu vis sans te sentir exposé.e.
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Commencer petit : Pas besoin d’un grand saut. Un appel, un premier rendez-vous, un carnet dans lequel tu écris tes émotions, c’est déjà un pas.
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Voir l’accompagnement comme un cadeau : Ce n’est pas une dépense, c’est un investissement en toi, en ta liberté, en ta vie.
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Te rappeler ce que tu gagnes : Légèreté, clarté, liberté, énergie. Chaque pas vers toi est une récolte future.
Et toi, tu attends quoi pour aller mieux ?
Peut-être que tu lis ces lignes et que tu te reconnais. Peut-être que tu as toi aussi un deuil invisible, une épreuve en suspens, une vérité que tu n’oses pas encore regarder. Peut-être que tu te dis « plus tard ». Mais je t’invite à te poser cette question : « Et si c’était maintenant ? »
Je ne te promets pas que ce sera simple. Mais je peux te promettre que tu ne seras pas seul.e. Que je suis là, que d’autres sont là, pour t’accompagner. Pour t’offrir un espace doux, sécurisant, respectueux, où tu pourras déposer ce qui pèse sur ton cœur et commencer à respirer autrement.
Tu n’as pas besoin d’attendre d’être prêt.e pour commencer. Tu as juste besoin de faire ce premier pas. Comme dans un saut en parachute : le plus difficile est de quitter l’avion, mais une fois dans l’air, tu découvres la vue, la liberté, le vent sur ton visage. Et tu te dis : « Pourquoi je ne l’ai pas fait avant ? »
Alors je te pose cette question : tu attends quoi pour aller mieux ?
Cet article est écrit avec l’intention de te rejoindre là où tu es. Les liens proposés sont des ressources de cœur, choisies pour t’accompagner un pas à la fois. Si tu ressens l’appel de te faire accompagner, je suis là pour toi.
Chaleureusement
Claudine



