Quand la procrastination te freine – Avance un pas à la fois

Cette procrastination qui freine l’élan !

Il m’arrive encore, malgré les années d’introspection et d’efforts, d’entendre cette voix en moi qui murmure « Est-ce que ça vaut vraiment la peine de faire ceci maintenant ? »   Je la connais bien, cette voix.  Elle surgit surtout quand je suis seule, face à des tâches importantes ou à des décisions qui me tiennent à cœur.

Et toi, l’as-tu déjà entendue, cette voix ?  Celle qui te pousse à procrastiner, à remettre à plus tard, même ce qui est essentiel pour toi ?

Mais parfois, cette voix ne se manifeste pas clairement.  Au lieu de mots, c’est un drôle d’inconfort, presque imperceptible au départ.  Une petite tension intérieure qui me pousse à faire autre chose, quelque chose de plus plaisant ou de moins engageant.

Tu sais, ce moment où tu sais ce que tu devrais faire, ce qui est important, mais où ton esprit trouve mille petites distractions ?  Une tasse de thé, une autre tâche plus facile, un appel qui fait du bien ou même simplement la tentation de ne rien faire du tout.

Je connais bien ce sentiment.  Et peut-être que toi aussi, tu l’as ressenti.  Ce n’est pas une voix claire qui te dit « N’y va pas. »  Non, c’est un élan discret qui te détourne doucement de ce qui compte vraiment.  Pourtant, avec le temps et l’expérience, j’ai appris qu’il est possible de naviguer à travers cet inconfort et d’avancer. Pas à pas. Avec douceur et courage.

Apprendre à reconnaître ton saboteur intérieur

Ton petit saboteur n’est pas ton ennemi.  Il est une part de toi, souvent née d’une peur ancienne ou d’un besoin de protection.  Mais il a une manière bien particulière d’agir; il ne te parle pas directement, il te détourne doucement.

Dans mon cas, je ressens cet inconfort au moment de commencer une tâche importante.  Une sorte de tension qui me souffle « Fais autre chose pour le moment. Cela peut attendre. »  Et avant que je ne m’en rende compte, je suis en train de ranger un tiroir, de m’amuser avec des visuels, de créer des tableaux Excel ou de chercher un prétexte pour repousser.

Un exercice qui m’aide beaucoup est d’observer ce qui se passe en moi.  Quand je sens cet inconfort, je m’arrête et je me demande « Qu’est-ce que je ressens vraiment ?  Et si je me donnais le droit de rester avec cette sensation, juste un instant, sans y céder ? »  Cette simple prise de conscience me permet souvent de désamorcer la fuite.

Quand le jugement alimente le blocage

Le piège, c’est que cet inconfort ne vient pas seul.  Il est souvent suivi d’une deuxième couche, celle du jugement.  Une petite voix critique qui se glisse pour dire « Tu vois, tu n’as encore rien fait. Tu aurais dû avancer plus vite. »

Je l’ai vécu à maintes reprises, ce cercle vicieux entre l’inconfort qui me freine et le jugement qui m’écrase.  Mais ce que j’ai appris, c’est que se juger ne fait qu’alimenter le blocage.  Alors aujourd’hui, je choisis de me parler autrement :

« J’ai le droit de prendre mon temps.  Chaque petit pas compte. »

Et toi, que pourrais-tu te dire pour désamorcer ce jugement ?  Peut-être une phrase douce comme « Ce que je fais est déjà un progrès.  J’avance à mon rythme et c’est parfait ainsi. »

Briser la procrastination avec des micro-actions

Quand l’inconfort me freine, je sais maintenant que la clé est de commencer petit.  Pas grand.  Juste un tout petit pas, presque anodin.

Je me souviens d’un jour où j’étais paralysée face à une tâche importante.  Ce jour-là, au lieu de lutter, je me suis demandé « Quelle est la chose la plus simple que je peux faire maintenant ? »  Ma réponse a été d’ouvrir le fichier et d’écrire une seule phrase.  Juste ça.  Et tu sais quoi ?  Ce petit pas m’a permis de dépasser l’inconfort et d’avancer un peu plus loin.

Souviens-toi qu’il suffit parfois d’une action minuscule pour briser la paralysie.  Alors, quelle est la toute première chose que tu pourrais faire aujourd’hui ?  Peut-être quelque chose de si petit qu’il devient impossible de ne pas le faire.

Reconnecte-toi à ton intention profonde

Quand l’inconfort prend trop de place, une chose m’aide toujours à retrouver l’élan c’est de revenir à ce qui me motive vraiment.  Qu’est-ce que j’ai envie de créer ou de bâtir avec cette action ?

Je pense souvent à la raison pour laquelle j’accompagne les gens dans le deuil.  Ce n’est pas juste un travail, c’est une mission, c’est une passion.  Je me reconnecte à l’impact que cela peut avoir d’apaiser, de guider, d’aider les autres à renaître.  Cette intention me donne souvent la force de passer à l’action, malgré l’inconfort initial.

Et toi, qu’est-ce qui te porte vraiment ?  Qu’aimerais-tu offrir au monde à travers cette tâche ou ce projet ?  Quelles émotions veux-tu ressentir en l’accomplissant ?  Ces questions peuvent te servir d’ancre dans les moments de doute.

L’importance de rompre l’isolement

Quand tu travailles seule, comme moi, l’inconfort peut sembler encore plus lourd.  Il n’y a personne pour te rappeler tes progrès, pour t’encourager ou pour te dire que tu en fais déjà beaucoup.

Ce qui m’a aidée, c’est de me tourner vers les autres.  Que ce soit un groupe d’entrepreneurs, une mentor, un coach, un collègue ou une amie, le simple fait de partager mes objectifs et mes défis allège souvent la pression.

Toi aussi, réfléchis à ceci, à qui pourrais-tu parler de ce que tu vis ?  Peut-être à une personne de confiance ou même d’aller dans un groupe où tu te sentirais soutenu(e).  Parfois, il suffit de sortir de sa bulle pour retrouver l’élan.

Avancer avec légèreté, un pas à la fois

Je veux te laisser avec cette pensée « Tu n’as pas besoin d’être parfaite, ni de tout accomplir aujourd’hui. » Ce qui compte, c’est de choisir un pas.  Un seul.  Et de célébrer ce mouvement, aussi petit soit-il.

Quand ton inconfort te détourne de ce qui est important, rappelle-toi que tu as la force de rester présente à toi-même.  Avec douceur.  Avec légèreté.  Et de construire, un instant de vie à la fois, ce qui te tient à cœur.

En résumé voici les clés pour avancer malgré ton saboteur

  1. Reconnaître ton saboteur : Observe ses manifestations (voix critique, inconfort subtil) sans jugement.
  2. Pratiquer la bienveillance : Remplace les critiques par des phrases encourageantes comme « Chaque pas compte. »
  3. Agir par micro-actions : Commence par une tâche minuscule pour briser l’inertie.
  4. Te reconnecter à ton intention : Rappelle-toi ce qui te motive profondément et ce que tu veux créer.
  5. Rompre l’isolement : Partage tes défis avec une personne de confiance ou un groupe.
  6. Lâcher la perfection : Avance avec légèreté, un pas à la fois.

Même si ton saboteur est présent, tu as le pouvoir d’agir et de progresser.  Un petit pas aujourd’hui peut faire toute la différence. Alors, qu’attends-tu pour commencer ?

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